Historique

Les antécédents du Réseau canadien de documentation pour la recherche
 
APERÇU
Le Réseau canadien de documentation pour la recherche (RCDR) est un partenariat d’universités déterminé à élargir le contenu numérique pour les œuvres de recherche universitaire au Canada. Projet pilote au début de l’an 2000, le RCDR a joué un rôle clé pour établir l’infrastructure du savoir au Canada et ouvrir aux universités du pays l’accès équitable et rentable au contenu savant.
 
En collaboration avec des bibliothécaires, des chercheurs, des administrateurs, des bailleurs de fonds et des éditeurs, le RCDR a acquis une capacité nationale pour l’innovation, transformé le milieu de la recherche et influencé le marché. L’approche inclusive à grande échelle du RCDR appliquée à l’acquisition de licences de contenu continue d’offrir une valeur aux universités membres et de susciter l’enthousiasme sur la scène internationale.
 
LE DÉBUT
En janvier 2000, 64 universités au Canada ont signé une entente historique entre établissements qui a lancé le Projet canadien de licences de site nationales (PCLSN), projet pilote de 50 M$ Can sur trois ans. Le but du PCLSN était de mousser la capacité de recherche et d’innovation des universités du pays en obtenant les licences des versions électroniques de publications savantes à l’échelon national.
Le PCLSN avait trois objectifs :
  • Acquérir une capacité : pour augmenter la quantité, l’ampleur et la profondeur du contenu savant à la disposition des chercheurs universitaires au Canada et établir ainsi un riche milieu multidisciplinaire afin de soutenir la recherche de calibre mondial.
  • Transformer le milieu de la recherche : pour accélérer la transition du papier au contenu numérique et à des présentations à valeur ajoutée du contenu savant, afin d’optimiser l’utilisation et l’utilité de cette matière pour les chercheurs.
  • Influencer le marché : pour optimiser le pouvoir d’achat des universités canadiennes et influencer le marché international des publications savantes, afin d’obtenir des modalités avantageuses pour l’utilisation et l’élaboration de nouveaux modèles d’affaires et de services.
Le PCLSN a obtenu pour ce projet 20 M$ de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) en démontrant que l’accès systématique à la recherche publiée constitue une composante essentielle de l’infrastructure de la recherche du Canada. Les universités participantes et les gouvernements provinciaux ont engagé 30 M$ de plus, l’Université d’Ottawa a été l’hôte du projet et le centre administratif.
 
CROISSANCE ET ÉLABORATION
Pendant cette phase pilote, le PCLSN a ciblé avant tout les revues électroniques à texte entier et les bases de données de recherche en sciences, en génie, en santé et en environnement, domaines où les besoins étaient les plus pressants et les coûts, les plus élevés.
 
À l’aide du financement du projet, le PCLSN a concrétisé des licences pluriannuelles avec plusieurs grands éditeurs scientifiques, ouvrant ainsi aux chercheurs au pays l’accès à plus de 1 000 revues électroniques et bases de données de citations clés. Le consortium a réussi de plus à conclure un accord de licence à caractère canadien qui établit des modalités supérieures d’utilisation pour la collectivité universitaire.
 
Afin d’optimiser la base organisationnelle et la masse critique établies, le PCLSN a continué d’ajouter au portefeuille du contenu des collections de revues et des fichiers rétrospectifs à fortes répercussions autofinancés par les membres. En 2004, le consortium avait plus que doublé le budget du contenu initial, démontré ses répercussions sur la collectivité de la recherche et répondu aux exigences de la FCI sur la durabilité.
 
C’est alors qu’un changement organisationnel s’est avéré nécessaire pour officialiser la structure de la gouvernance et faire passer l’initiative de projet à programme permanent. Le 1er avril 2004, le PCLSN a été constitué en société sans but lucratif et intitulé Réseau canadien de documentation pour la recherche. La constitution en société a ouvert les portes à de nouveaux participants au consortium et, plus tard cette année‑là, dix universités se sont inscrites au RCDR, portant le nombre de membres à 74 établissements.
 
Conscient du besoin croissant de contenu numérique en sciences sociales et humaines, le RCDR a commencé à planifier en 2005 un projet d’expansion du contenu en trois étapes pour obtenir un portefeuille de contenu en diverses présentations et il a communiqué de nouveau en définitive avec la FCI pour obtenir une subvention.
 
Les deux premières étapes de l’expansion du contenu se sont déroulées graduellement et ont été autofinancées. En février 2007, la FCI a annoncé une somme de 19,1 M$ attribuée au projet et tirée du Fonds des plateformes nationales. Les fonds de contrepartie de 67 universités et des gouvernements provinciaux atteignant 28,6 M$ au total, l’infrastructure de contenu numérique (ICN) du projet des sciences sociales et humaines a été lancée.
 
Pendant le projet de l’ICN, nous avons obtenu en juin 2008 14 importantes collections de recherche comprenant des milliers de livres électroniques, de revues électroniques, de matière de source primaire, de bandes vidéo, de partitions musicales, etc. Le RCDR a engagé en 2009 le solde des fonds du contenu de l’ICN pour la numérisation de matières historiques canadiennes sélectionnées.
 
Le RCDR octroie maintenant des licences pour le contenu numérique complet des disciplines STM et des SSH. La FCI a accordé le financement de démarrage critique pour accélérer les initiatives stratégiques et garantir la participation inclusive et équitable, mais les établissements membres ont maintenu leur engagement pour soutenir des initiatives par l’intermédiaire du financement volontaire.
 
POURQUOI UNE STRATÉGIE NATIONALE?
Des stratégies novatrices applicables à divers secteurs de compétence sont critiques si le Canada veut accroître sa capacité pour les résultats de la recherche. De nouveaux modèles organisationnels, d’affaires et de communications savantes sont nécessaires à long terme pour répondre aux besoins d’information des chercheurs, même si des stratégies pratiques sont appliquées à court terme pour obtenir des revues électroniques et des bases de données.
 
Le RCDR, auparavant PCLSN, représente ce genre de stratégies. L’organisme réunit des universités des dix provinces au Canada dans les deux langues officielles (français et anglais), diverses offres de programmes et diplômes, et il établit une fondation nationale pour l’acquisition du contenu de la recherche savante sous forme numérique.
 
Les 75 établissements qui participent actuellement au RCDR comprennent toutes les universités de recherche qui attribuent des maîtrises et des doctorats, ainsi qu’une grande majorité des établissements qui remettent des baccalauréats, ce qui représente plus de 850 000 professeurs en équivalents à plein temps, ainsi que des étudiants diplômés et de premier cycle.
 
Le consortium est inclusif, c’est‑à-dire que les universités membres sont déterminées à homologuer un large portefeuille de contenu de la recherche de multiples fournisseurs, les ressources acquises étant également à la disposition de tous les participants.
 
CÉLÉBRATION D’UNE DÉCENNIE DE COLLABORATION NATIONALE 2000‑2010
Nous célébrons une décennie d’élaboration et de croissance soutenues, et nous sommes fiers d’avoir atteint les trois objectifs établis au départ. Les universités au pays ont acquis une capacité, nous avons transformé le milieu pour renforcer la recherche et l’innovation. Nous avons influencé le marché, accéléré l’adoption du contenu savant numérique et optimisé le pouvoir d’achat des établissements membres pour avantager la recherche. Étant donné cette assise, le RCDR est en bonne position pour maintenir son succès au cours de la prochaine décennie de service.